14 mai 2008
Exposition MANA-article de presse
(Tahitipresse) - Organisée autour du tapa, l'exposition des toiles de Miriama Geoffroy se tient à la Maison de la culture, à Papeete, jusqu'au 25 avril. Les formats des toiles et un traitement graphique original confèrent à son art un caractère résolument contemporain inspiré par cette technique traditionnelle permettant d'obtenir une étoffe végétale par la technique de l'écorce battue.
Miriama Geoffroy, qui avait déjà exposé l'an dernier ses oeuvres à la Maison de la culture, sur le thème de la mer, reste fidèle à ses thématiques et continue, à travers cette nouvelle exposition, de confronter plusieurs références culturelles, en l'occurence l'art polynésien traditionnel et l'art contemporain occidental.
"Organisée autour du tapa, cette exposition lui redonne tout son sens ancestral: objet d'échange, signe de puissance, support de l'identité et du savoir faire des communautés du Pacifique, symbole de diversité, de richesse mais aussi de sensualité", explique Vaiana Giraud, responsable de la communication à la Maison de la culture, Te Fare Tauhiti Nui.
Mais le traitement très "graphique" du thème et une approche ludique - notamment dans le traitement des couleurs - de cette matière ancestrale permettent aux toiles de Miriama Geoffroy de s'inscrire tout à fait harmonieusement dans un intérieur moderne.
"L'artiste a puisé dans le côté brutal et fin, froissé et délicat des papiers de soie froissés, de l'acrylique et du marouflage de divers papiers pour faire jaillir en couleurs et en reliefs cet élément essentiel de la culture polynésienne", précise encore Vaiana Giraud dans la plaquette de présentation de l'exposition.
La distance à l'origine d'une vocation
Née à Tahiti, Miriama Geoffroy peint depuis son plus jeune âge. Revenue en Polynésie après des études d'architecture à Paris (une influence qui laisse des traces dans la construction de ses toiles), il lui aura fallu un second séjour de trois ans en métropole et les circonstances de la vie pour qu'elle prenne conscience que la peinture était réellement sa vocation. "C'est aussi cette distance qui me permet d'appréhender les formes traditionnelles pour les recomposer selon mon inspiration", explique-t-elle.
Avec leur format carré, pour la plupart, les toiles de Miriama Geoffroy ont une originalité. Elles se laissent approcher, selon l'inspiration de celui qui les regarde, et n'imposent pas de sens dans leur accrochage, ce qui laisse libre choix pour leur installation.
Outre ses expositions à la Maison de la culture, son oeuvre, accueillie dans des galeries métropolitaines, a aussi été accrochée aux cimaises de la galerie des Tropiques, à Papeete.
- Les amateurs d'art peuvent visiter jusqu'à samedi cette exposition dont le vernissage a eu lieu mardi soir à la salle Muriavai de la Maison de la culture.
31 mars 2008
exposition influence
Exposition : "Influences" jusqu'au 8 avril à Papeete
(Tahitipresse) - Jusqu'au 8 avril, la galerie des Tropiques à Papeete nous invite à une exposition intitulée "Influences" qui est comme un trait d'union dans sa programmation annuelle puisqu'elle est consacrée à trois artistes peintres, Horea, Philippe Saucourt et Miriama Geoffroy de tendance abstraite et gestuelle.
"Tous les polynésiens n'ont pas la chance de sortir de Tahiti et de ce fait n'ont pas l'opportunité d'être confrontés à l'art abstrait, d'où le pourquoi de la programmation de cette exposition" explique Gislaine, la galeriste qui a choisi d'exposer trois peintres aux styles différents, mais unis par l'abstrait.
Avec "Horea"le spectateur voyage entre le figuratif et l'abstrait.
Artiste strasbourgeoise, son travail s'articule autour de deux thèmes : celui d'Eve, et de la notion de "paysage-limit". La matière, la profondeur et la couleur, rythme la démarche d'Horéa qui colle, travaille la cire d'abeille, gratte, décolle, arrache et insère des morceaux d'oeuvres, comme un rituel. La chaleur de ses paysages vibre dans toutes les couleurs, des bleus, des rouges, des jaunes…
Un coeur partagé
Miriama Geoffroy est née à Tahiti mais son coeur est partagé entre la Polynésie et Paris où elle a suivi des études d'architecture. Depuis 2005, elle a abandonné l'équerre pour le pinceau et ne se consacre qu'à la peinture. Aujourd'hui, Miriama vit en métropole, mais peint la Polynésie, mêlant ses influences contemporaines et polynésiennes, reflet de son métissage et de son parcours.
Energie et douceur,
Peintre autodidacte, Philippe Saucourt élabore d'instinct des compositions abstraites contrastées. À la fois denses et fluides, ses improvisations mêlent transparences et aplats, énergie et douceur, spontanéité et réflexion. Ses compositions reflètent la vie intérieure de l'artiste et ses contradictions. Philippe Saucourt s'est fait connaître en Alsace où il expose régulièrement. A présent, il vit près de Toulouse et partage son temps entre le Sud-ouest de la France et Strasbourg.
"Influences" et ses parcours initiatiques resteront aux cimaises de la galerie des Tropiques jusqu'au 8 avril.
14 mars 2008
exposition a la galerie des tropiques, a tahiti
21 février 2008
Esquisses au Quai Branly
Quelques esquisses, et de nouveaux projets en cours.
05 octobre 2007
Exposition avril 2008
Une exposition sur le thème du TAPA* est prévue du 21 au 25 avril ,
à la maison de la Culture, Te fare Tauhiti Nui
* Tapa: Le tapa est une étoffe végétale obtenue par la technique de l'écorce battue. Cette technique encore utilisée pour l'artisanat d'art en Océanie a été pratiquée en Amérique du Sud, en Afrique Centrale et en Indonésie.
Différentes espèces d'arbres ou d'arbustes sont utilisées : mûrier à papier (Broussonetia papyrifera) pour la couleur blanche, arbre à pain (uru en tahitien) ou ficus prolixa pour la couleur rouge-brun. L'écorce prélevée en bandes est mise à tremper pendant deux ou trois jours pour l'assouplir, puis grattée de façon à ne conserver que le liber. Elle est ensuite battue sur un tronc d'arbre dur servant d'enclume à l'aide d'un battoir de section carrée aux faces gravées de rainures dont la finesse augmente selon la face. Durant l'opération, l'écorce est repliée plusieurs fois sur elle-même afin d'obtenir l'épaisseur souhaitée.
En Mélanésie, le tapa est fabriqué par les hommes, tandis qu'en Polynésie c'est l'affaire des femmes. Traditionnellement les étoffes étaient surtout utilisées à l'état naturel, certaines étaient teintes en jaune ou en rouge à l'aide de teintures à base de plantes.
Aujourd'hui les tapas sont utilisés en Polynésie comme support pour l'artisanat d'art, avec des motifs géométriques et des représentations de tikis
29 juin 2007
Photos de l'expo de mai 2007
Quelques photos des toiles exposées en mai 2007, à la maison de la Culture de Polynésie Française....
26 juin 2007
Article de presse....
Paru dans Tahiti presse
La Polynésie métissée et moderne de Miriama
(Tahitipresse) - C'est une Polynésie française métissée et moderne que Miriama Geoffroy expose à la Maison de la Culture, du 29 mai au 1er juin. Peintre résolument abstrait, l'artiste affirme : "Pendant vingt mois, j'ai dû quitter Tahiti pour la Corse et j'ai retranscrit ce qui me manquait de mon pays, la mer, les matières, les couleurs". Chaque visiteur de l'exposition, selon son parcours et sa sensibilité, sera l'acteur de sa propre contemplation puisque la grande force de l'art abstrait est son universalité.
De format exclusivement carré, les compositions de Miriama Geoffroy sont un hymne à Tahiti et ses îles. "J'ai choisi les formats carrés parce qu'ils n'impliquent pas de sens a priori, ni de verticale ou d'horizontale" explique t-elle. Les sujets sont souvent exprimés en quatre toiles formant ensemble un grand carré de plus d'1m40 de côté.
"L'idée m'est venue pour un tableau intitulé "Tifaifai". Les patchworks modernes sont souvent composés de grands carrés assemblés. J'ai repris cette idée des petites pièces de tissus" commente Miriama Geoffroy dont la mer (série Moana) est l'un de ses thème favoris. Elle y exprime plusieurs états de l'océan avec leurs gammes de couleurs. Comme toujours, les quatre tableaux sont ensuite regroupés en une seule composition exprimant un état particulier, une atmosphère, une impression. Miriama Geoffroy aime s'inspirer aussi du travail de tressage des "Peue Polynésiens". C'est sa façon de rendre hommage aux communautés de femmes qui travaillent à l'élaboration de ces grands tapis de fibres végétales. Le tapa est également présent avec ses couleurs, ses formes, sa géométrie.
Chaque tableau de format carré est modulaire. "Une fois peint, le tableau n'a pas plus de sens. Celui qui le regarde peut aussi bien le positionner à l'envers, ou en tout cas pas forcément comme je l'ai conçu au départ" prévient l'artiste qui une formation d'architecte (elle fut la première architecte polynésienne) et en communication. "Si je n'avais pas dû quitter la Polynésie pour la métropole, je ne pense pas que mon expression picturale serait abstraite. Cependant, le fait d'être éloignée de Tahiti explique que je n'ai projeté sur la toile que l'essentiel, les couleurs, des contrastes, des sensations qui me manquaient. C'est une peinture résolument nostalgique" confie Miriama Geoffroy.
"Ce que j'aime dans la peinture dite 'moderne', est qu'elle permet à chacun de réinterpréter l'oeuvre, de l'adapter à son regard, à son espace et à son histoire" dit-elle.
Le travail de Miriama Geoffroy a représenté l'art polynésien contemporain lors d'une vente publique organisée à l'Hôtel des ventes de Neuilly, le 15 mars dernier. L'une de ses toiles, "Te mana o te manu" a été retenue par l'expert, Dominique Stal, pour figurer au catalogue de cette vente. Ce qui a permis à l'artiste polynésienne d'avoir une cote officielle.
En décembre, Miriama Geoffroy exposera, à Paris, à la délégation polynésienne, mais dans l'immédiat l'artiste peintre accroche aux cimaises de la salle Muriavai de la Maison de la Culture à Papeete.
03 mai 2007
Prochaine expo
J'aurai l'immense plaisir d'organiser ma prochaine exposition à Tahiti en mai
Une exposition est également prévue cet hiver, à la délégation de la Polynésie à Paris....
07 mars 2007
Vente publique
J’aurai le plaisir de représenter l’art polynésien contemporain lors d’une vente publique organisée à l’Hôtel des ventes de Neuilly, le 15 mars 2007.
En effet l’une de mes toiles, Te mana o te Mamu, a été retenu par l’expert Dominique Stal pour figurer au catalogue de cette vente qui se déroulera le 15 mars 2007, à 19H30, au 164bis, avenue Charles de Gaulle, à Neuilly.
Cette oeuvre fait partit de l'ensemble des travaux TAPA, présentés précedemment.
Les infos concernant l'organisation de cette vente sont disponibles ici
Par ailleurs un catalogue de la vente est disponible chez Maître Auguttes, organisateur de la vente.
28 février 2007
Inspiration Tapa....
Le tapa, ses couleurs, ses formes, sa géométrie , m'a toujours fascinée.
Le tapa a donc été une source d'inspiration pour la nouvelle série sur laquelle je travaille en ce moment, toujours avec des formats carrés, mais aussi avec des formats doubles carrés, plus propices à des compositions plus étirées....
Mes toiles sont toujours travaillées à l'acrylique, mais pour cette série, j'ai opté pour une technique mixte, avec utilisation de divers papiers, notamment du papier de soie, afin de reporoduire l'effet 'rugueux' et végétal du tapa...
J'espères pouvoir réunir ces toiles dans une prochaine exposition, exclusivemnt dédiée au théme du Tapa...
Série tapa format 50x100
Série tapa 80x80
Série Tapa 100x100
Et une interprétation plus contemporaine....
Toutes ces toiles sont visibles dans l'album Photo TAPA...




































